L’auteur évoque deux décès liés à la course en montagne: celui d’Ida Robsahm, morte après une chute en courant sur le Romsdalseggen en Norvège, puis celui de Kalie McCrystal, sur le Matterhorn quelques semaines plus tôt. Ces annonces, dit-il, l’ont profondément marqué, notamment parce qu’il a lui-même couru sur la crête de Romsdalseggen.
Il insiste ensuite sur une idée centrale: la vie en montagne est fragile et la différence peut être minime entre une journée parfaite et une tragédie. Il décrit le basculement possible à partir d’éléments comme un faux pas, un rocher instable ou une baisse momentanée de concentration, avec des conséquences pouvant dépasser l’erreur initiale.
L’auteur distingue le risque selon les pratiques. Il affirme que les environnements de montagne sont dangereux, tout en disant que la course sur sentier et en montagne serait, statistiquement, relativement sûre. Il explique aussi que le problème réside moins dans la fréquence des accidents que dans la sévérité de leurs conséquences.
Il présente ensuite des facteurs souvent associés aux décès en trail et course en montagne, en citant notamment un temps extrême menant à l’hypothermie, un arrêt cardiaque et des chutes entraînant un traumatisme par impact. Il ajoute que les deux premiers peuvent parfois être réduits par la préparation et la prise de décision, dans l’idée que “fast and light” ne doit pas se faire au détriment de la sécurité.
Enfin, l’auteur raconte une expérience personnelle marquante à Tromsø lors de la Tromsø Skyrace en 2017: il affirme avoir été présent au moment où Hillary Allen est tombée, puis être descendu pour la soutenir jusqu’à ce qu’elle soit évacuée en avion. Il conclut que cette réalité proche enlève l’illusion que les accidents n’arrivent qu’aux autres.